Fait 81 sur 89 du dossier · mardi 27 octobre, 12h54
Anasse Kazib qualifie de « miettes » les annonces du gouvernement
Le militant Anasse Kazib réagit aux annonces gouvernementales consécutives à la mobilisation lycéenne, les jugeant insuffisantes, et appelle à poursuivre la réflexion sur la suite du mouvement.
- Catégorie
- Politique
- Gravité
- Info
- Lieu
National
- Détecté
- 27 oct., 12h54
- Mis à jour
- 27 oct., 12h54
- Référence
- n°1965
Ce qui a changé à ce moment du dossier
1 article · 1 source · aucun média classé ne couvre encore ce sujet (service public, agences, comptes officiels…)
Angles du dossier
Cet événement n’a pas encore sa propre comparaison : voici celle du dossier Crise lycéenne : les annonces du gouvernement jugées insuffisantes.
Les trois bords rapportent les mêmes annonces du 26 octobre et le maintien de la mobilisation, mais diffèrent dans la mise en perspective : la gauche insiste sur l'insuffisance structurelle des mesures, le centre privilégie le récit factuel des réactions et des vérifications, la droite met en avant l'ampleur budgétaire du plan, l'appel à la reprise des cours et une critique du système éducatif.
Gauche
Les mesures sont présentées comme des « miettes », une « arnaque » ou un « enfumage » face à des problèmes structurels non traités (sélection, moyens), avec des comparaisons budgétaires et l'idée d'un gouvernement qui cherche à éteindre la colère ; l'accent est mis sur la poursuite de la mobilisation et sur les ratés de communication (influenceurs).
Centre
Le traitement est factuel et réactif : réactions du SNES-FSU (« le compte n'y est pas ») et de l'Unef, appel de Philippe Baptiste à reprendre lundi, déclarations de François Hollande et de Louis Boyard, contenu concret des changements de Parcoursup, avec une vérification des propos du ministre sur les concours enseignants.
Droite
L'accent est mis sur la tentative du gouvernement de faire redescendre la pression, sur le coût du plan (5 à 6 milliards d'euros), sur l'exigence de reprise des cours lundi, sur la critique du système éducatif (bac, nivellement, comparaison avec l'avant-Parcoursup) et sur la défense du bilan de Jean-Michel Blanquer.
Points communs
- =Le gouvernement a annoncé le 26 octobre une série de mesures, dont le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028.
- =Les organisations lycéennes et étudiantes jugent les annonces insuffisantes et maintiennent la mobilisation, avec un appel à la grève le 5 novembre.
- =Édouard Geffray a reçu les syndicats enseignants le 27 octobre.
- =Les ministres Philippe Baptiste et Édouard Geffray appellent à une reprise des cours lundi.
Divergences
- ≠La gauche qualifie les mesures de « miettes » ou d'« arnaque » et pointe le manque de moyens structurels, tandis que la droite souligne leur coût de 5 à 6 milliards d'euros et la volonté gouvernementale d'apaiser.
- ≠La droite développe une critique du système éducatif (bac « mensonge d'État », nivellement par le bas, doute sur l'avant-Parcoursup), angle absent à gauche.
- ≠Le centre relaie une vérification contestant l'affirmation du ministre selon laquelle les concours enseignants « font le plein », élément non repris dans les autres bords.
- ≠La gauche met en avant les ratés de communication (primeur aux influenceurs) comme signe d'un gouvernement dépassé, la droite la traite comme un épisode de com' sans en tirer la même conclusion.
Rédigé par une IA à partir des seuls titres et extraits de tous les événements du dossier · 27 oct., 14h20
Lire les sources · 1 article, 1 source
- 12h54X (Twitter)Analyse27 oct.@AnasseKazib : Je voulais m’appuyer sur mon expérience des grèves et des négociations dans les conflit, pour décrypter les annonces du gouvernement hier et aider à la réflexion en cours, afin…
Anasse Kazib (@AnasseKazib) : Je voulais m’appuyer sur mon expérience des grèves et des négociations dans les conflit, pour décrypter les annonces du gouvernement hier et aider à la réflexion en cours, afin de comprendre l’étape dans laquelle nous sommes. Bon, bien évidemment, les amis, ce sont des miettes, ce qu’a annoncé le gouvernement. Mais la réalité, c’est que maintenant, c’est la merde pour eux, car ils viennent de mettre le doigt dans l’engrenage en commençant à revoir leur copie. Au départ, souvenez-vous, ils disaient : « Non, Parcoursup, c’est mieux qu’APB, on a fait ceci, on a fait cela, aucun gouvernement n’a fait mieux que nous », blablabla. Ça, c’était le discours au départ. Ils ont utilisé tous les outils pour résister à la lutte : répression, pourrissement. Après, ils ont tenté leur truc de mini-réunions incompréhensibles avec les proviseurs, en mode « on va remettre du dialogue ». Bref, je ne vais pas citer toutes les tactiques du gouvernement pour esquiver le moment de céder et de perdre. Ça me rappelle beaucoup de grèves que j’ai menées, notamment sur mon secteur, où, parfois, il a fallu deux ou trois mois de grève avant même que la direction commence à céder que
Pour aller plus loin
Remonter le fil
Dans le même dossier
- Mouvement lycéen : Nathanaël Combary juge les annonces insuffisantes sans rapport de force27 oct.
- Un éditorial dénonce un « déni de démocratie » après l'invitation d'influenceurs par Macron27 oct.
- LFI réclame un vote sur Parcoursup après le débat à l'Assemblée27 oct.
- Le gouvernement répond à la mobilisation lycéenne sans l'éteindre27 oct.
- Parcoursup : les annonces du gouvernement pour calmer la colère lycéenne27 oct.
- Comment plafonner les classes de seconde à 28 élèves27 oct.
Sur le même sujet
- Anasse Kazib appelle à la grève générale après le 17 octobre23 oct.
- Kazib cite un sondage Elabe sur la légitimité des revendications25 oct.
- Anasse Kazib appelle à la grève générale et à des piquets de grève24 oct.
- Colère lycéenne : Alain Minc analyse la mobilisation25 oct.
- Anasse Kazib dénonce une offensive contre le droit de manifester23 oct.
- Nathalie Arthaud analyse la colère lycéenne et les mobilisations25 oct.
Personnes et organisations citées